Anouk Bonte, Experte Junior d’Enabel au Bénin23/07/2019

Anouk Bonte, Experte Junior d’Enabel, vient de terminer ses 2 ans d’expérience au sein du programme de renforcement des compétences techniques des professionnels de la santé au bureau de l’APEFE à Parakou, au Bénin.

Le programme Junior d’Enabel, offre l’opportunité à des jeunes professionnels de partir travailler sur le terrain dans les pays du Sud afin d’acquérir de l’expérience professionnelle et de donner un tremplin à leur carrière. En contrepartie, l’entreprise accueillante bénéficie d’un savoir-faire et d’une expertise afin de contribuer à la mise en place du programme. C’est dans cet échange win-win que l’APEFE a accueilli Anouk durant 20 mois dans son équipe à Parakou.
 
Elle revient sur son parcours au sein de l’équipe du programme.
 
Bonjour Anouk. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Anouk et je viens de Bruges. J’ai étudié l’éducation pendant 5 ans à l’Université de Gand et après j’ai étudié un an en coopération internationale à l’Université de Louvain. Lors de cette année en coopération internationale, j’ai fait un stage de 6 mois au Brésil.
Ensuite, j’ai commencé à travailler dans un CPAS comme assistante sociale à Bruges auprès des réfugiés et des personnes sans papier. Pendant ce temps-là, j’ai suivi la formation Infocycle pour rentrer dans le programme Junior d’Enabel et j’ai ensuite passé les examens pour rentrer dans le programme Junior.
Du coup, mon expérience à l’APEFE au Bénin n’était pas ma première expérience professionnelle mais c’était ma première expérience professionnelle à l’étranger.
 
Quel était ton rôle en tant qu’Experte Junior en pédagogie au sein du bureau de l’APEFE à Parakou ?

Au début mon travail était plutôt orienté sur le renforcement des compétences des enseignants et de l’administration de l’école sur les méthodes pédagogiques. Du coup, j’ai suivi et évalué beaucoup de formations et d’ateliers pour observer et comprendre le fonctionnement au Bénin. L’école a 1900 apprenants inscrits dont 3 apprenants sur 4 sont des femmes et j’ai observé lors des stages que j’évaluais qu’il y avait beaucoup de problèmes de harcèlement sexuel auprès des apprenantes féminines.
Par conséquent, pour la 2ème année de mon contrat, on a mis un accent sur l’approche « genre ». À partir de janvier 2019, l’infirmerie de l’école et le planning familial ont été réorientés et ont mis un accent sur les questions du genre (nommer et former un point focal, organiser des sensibilisations, etc.) et sur l’appui psychosocial (création une cellule d’écoute psychosocial et renforcement les compétences psychosociales).
Par exemple, nous avons mis l’attention sur l’importance d’avoir un accès aux toilettes distinct pour les hommes et les femmes.
J’ai également donné une formation sur l’approche genre aux enseignants du Collègue Privé d’Enseignement Technique Don Bosco afin de les informer sur les concepts fondamentaux liés à cette problématique.
De plus, j’ai élaboré une brochure sur les méthodes contraceptives en collaboration avec l’infirmière et une sage-femme de l’Université de Parakou que nous allons distribuer aux apprenants.
Ca a mis du temps mais aujourd’hui l’infirmerie est en train de se réorienter et l’infirmière se forme dans le domaine psychosocial. Le directeur de l’école est également sensibilisé et plus attentif à la problématique.
 
Que retiens-tu de cette expérience ?

Au début, ça a pris du temps pour que les gens me prennent au sérieux en tant que femme, jeune et blanche. De plus, le français n’est pas ma langue maternelle. J’ai dû trouver une manière pour communiquer avec les gens et avoir une reconnaissance de leur part afin de pouvoir travailler ensemble. Du coup, à la fin c’était chouette de voir l’évolution qui avait été réalisée et comment nous avons trouvé un équilibre pour travailler ensemble.
De plus, en arrivant, je ne connaissais pas leurs valeurs et leur manière de fonctionner professionnellement parlant et j’ai dû m’adapter à la réalité du terrain.
C’est vraiment pour moi une expérience qui m’a marquée, d’un point de vue professionnel mais aussi humain.
 
Quelles sont tes projets pour la suite ?

Je n’ai pas encore d’idée. Je suis rentrée hier en Belgique après ces 2 ans d’expérience à Parakou. Je suis certaine que je souhaite encore travailler dans la coopération mais je ne sais pas si ça sera en Belgique ou à l’étranger. Ça dépendra plutôt du contenu du poste que je trouverai.
 
Retrouvez l'actualité de la coopération au développement de Wallonie-Bruxelles sur le site de l'Apefe.

 

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