• Les femmes de l’halieutique à Joal-Fadiouth - © APEFE
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Les femmes de l’halieutique à Joal-Fadiouth, au Sénégal20/01/2020

Joal-Fadiouth est une commune du Sénégal où la pêche est l’activité principale. Le programme Jigeen Ñi Tamit appuie une dizaine de femmes au développement de leur entreprise dans ce domaine.

A Fadiouth, surnommée l’île aux coquillages, les habitants vivent des ressources marines depuis plusieurs générations. Si ce sont les hommes qui partent en mer, les femmes ont une place certaine dans la transformation des produits halieutiques. Les techniques de transformation des produits de la mer se transmettent de mère en fille et l’île s’agrandit des coquillages laissés vides.

Diayi Ndour est une de ces femmes, qui a grandi à Fadiouth et a appris la transformation des fruits de mer ; ce savoir lui a été transmis par sa maman quand elle était jeune. Il y a quelques années, elle a créé son entreprise, le GIE Mboha Yiff, afin de formaliser l’activité qu’elle menait depuis longtemps déjà.

Tous les matins, Diayi et plusieurs femmes du GIE partent à la collecte des fruits de mer. En pirogue, elles vont à la recherche des « pañ » (prononcez pagnes) par exemple, une variété de coquillage très demandé – en particulier dans le thiebou gueja, un des plats nationaux du Sénégal. Elles partent à marée basse, sillonnent les étendues découvertes par la marée et retournent le sable pour trouver le coquillage. Cette recherche dure plusieurs heures en plein soleil mais s’avère souvent fructueuse. Une fois de retour, les « pañ » doivent reposer une nuit. Elles peuvent donc retourner à leurs occupations familiales jusqu’au lendemain. La deuxième étape sera donc de les cuire et de les décortiquer. Pour ce faire, les femmes ont une technique bien particulière. Elles saisissent les coquillages bouillants dans la marmite avec une grosse louche et les tapent contre le couvercle de la casserole pour que ceux-ci s’ouvrent. Elles les trient ensuite pour n’en récupérer que la chaire qu’elles font sécher au soleil. Quelques heures plus tard, les « pañ » sont prêts à être emballés et vendus !

Ce GIE, ainsi que 7 autres situés dans la même commune, a été sélectionné comme bénéficiaire du programme Jigeen Ñi Tamit. Cette intervention, mise en œuvre par l’APEFE en partenariat avec le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants (MFFGPE), est financée par la Coopération Belge au Développement (DGD). Elle appuie les entreprises féminines actives dans la transformation agroalimentaire dans les filières fruits et légumes, lait et halieutique dans les régions de Thiès et Louga.

Diayi Ndour et son GIE ont suivi plusieurs formations dans le cadre du programme Jigeen Ñi Tamit. « Nous avons d’abord reçu une formation en gestion et trésorerie puis une autre en bonnes pratiques d’hygiène. Récemment nous avons suivi une formation à Thiès en marketing avec les femmes de la filière fruits et légumes. C’était une très bonne expérience ; cela nous a permis de nous rencontrer et de développer des partenariats. Ce programme nous a beaucoup apporté. Notre GIE est désormais mieux organisé, nous avons un cahier des comptes et nous obtiendrons bientôt l’autorisation FRA qui nous permettra de garantir la qualité de nos produits et de les commercialiser officiellement ! »

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