Etre Wallon, tout au long...18/08/2018

Je suis né durant le rude hiver de janvier 1947, accompagné dans ce souffle nouveau de mon jumeau Lionel. La vie est dure pour mes parents : mon père travaille sans cesse comme tailleur d'habits indépendant et ma mère, femme au foyer, soigne ses 2 nouveaux nés. Précédemment, elle en avait perdu un âgé de15 jours en 1943, par manque de pénicilline qui était alors réservée aux envahisseurs allemands.  Il avait pour prénom Alain, celui que je porterai 4 années plus tard.

 Ensuite, comme tous les enfants, j'ai été à l'école maternelle qui se situait à 50 mètres du domicile parental pour poursuivre 6 années d'école primaires que je terminais bien classé aux examens cantonaux dans l'ordre des 5 premiers de classe. Je me souviens que l'on y projetait des films documentaires dans la cantine sur les industries wallonnes de l'époque, les mines de charbons, les terrils et la sidérurgie.

Entré à l'Athénée Royale au bout de mes deux premières années secondaires, j'ai été attiré vers l' Art et la Culture, c’est pourquoi je suis entré à l'Institut Technique Supérieur de l'Etat ou j'ai pu m'adonner aux cours de dessin d'observation et apprendre les diverses techniques de peinture artistique et décorative. J'en suis sorti avec la Médaille d'Honneur de la Ville de Mouscron pour avoir été l'élève à obtenir le plus haut pourcentage aux examens finaux.

Je n'ai pas eu le temps de profiter de mes vacances qu'un chef d'entreprise, après avoir vu mes travaux scolaires, m'a engagé à la porte de l'Institut bardé de précieux prix en livres. Je me souviens d'avoir reçu le prix du meilleur élève en français. C'est ainsi que j'ai commencé ma vie comme dessinateur graphiste et pu travailler pour différentes firmes Wallonnes comme, par exemple, Casterman à Tournai  pour l'impression de ses présentoirs d'album Tintin.

Ensuite vint le service militaire, au Petit Château. On y a détecté mes capacités culturelles et c'est ainsi qu'après 2 mois d'instruction à la base aérienne de Chièvre, j’ai pu prolonger mon séjour de deux mois comme bibliothécaire pour ensuite être transféré à la Caserne Géruzet à Bruxelles pour y continuer mon service également comme bibliothécaire. Cela m'a été d'une grande opportunité et j'ai pu continuer à me cultiver au travers de la lecture.  

Le service militaire terminé, j'ai été papa dans la même période d'une petite fille en mars 1966, Nathalie, qui travaille actuellement comme inspectrice au Service Economique Wallon dont le siège est à Namur. Elle a été, auparavant, secrétaire du Premier Ministre en place d'Elio di Rupo et ensuite Secrétaire du Ministre-Président de la Région bruxelloise, Charles Piquet.

Après de petits emplois, je suis entré dans l'Impression textile par transfert de papier imprimé sur tissu où je me suis spécialisé dans la gravure industrielle comme graveur hautement spécialisé dans la retouche des cylindres d'impression (cours de perfectionnement à Paris). Pendant ce temps-là, j’ai suivi durant une année les cours d'aide-bibliothécaire donnés à Dottignies, entité de Mouscron, sous l'égide de la communauté Française de Belgique. Je réussis les examens, pas faciles je dois l'avouer, car à cette époque il fallait connaître la littérature belge et toutes les littératures étrangères ; mais aussi l'histoire du livre, l'histoire de l'Art, l'histoire de la Musique, et bien entendu la bibliothéconomie et la législation sociale sur la tenue des bibliothèques.

L'entreprise pour laquelle je travaillais ferme ses portes en 1980. Grâce à mon certificat qui m'autorise à travailler dans une bibliothèque, je fais ma première entrée dans la Maison de la Culture de Mouscron où j’allais suivre les cours d'animateur culturel et où j’allais donner des ateliers de peinture et de dessin.  Avec mes bagages antécédents, j'y développe un atelier de sérigraphie qui permet d'y imprimer des affiches pour annoncer les diverses manifestations culturelles ainsi que des plaquettes de faïences, imprimées avec des motifs de différents bâtiments historiques de la Ville de Mouscron. Un atelier de lettrage est en même temps créé pour suspendre des calicots au travers des rues pour également annoncer des évènements aussi bien sportifs que culturels.

Quelques temps plus tard, un metteur en scène et écrivain de pièces de théâtre, Maruius Staquet, bien connu dans toute la Wallonie pour ses pièces patoisantes en langue picarde me remarque et me demande si je serai désireux de m'occuper de la scénographie des décors de ses pièces de théâtre et revues. J'accepte volontiers et c'est ainsi qu'une nouvelle grande aventure commence. Les pièces sont diffusées par la RTBF Charleroi, ce qui m'a permis de connaître l'acteur et metteur en scène André Gevrey, ainsi que Jacques Dhondt, décorateur à la RTBF bien connu par exemple pour ses multiples décors dans " Le Jardin Extraordinaire ", " Visa pour le Monde " etc.

Plus tard viendront les troupes lyriques où j'ai pu me donner à fond pour réaliser leur scénographie. C’est ainsi que même la troupe d'opérette de la "Schouwburg van Kortrijk" m'a engagé à plusieurs reprises pour réaliser leurs décors. Il en fut de même  pour la compagnie  de théâtre André Chotteau de Tourcoing (France).

Entretemps, j'ai participé aux jeux de mots organisés par la Communauté Française où je me suis fait distingué et dont chaque page  a été imprimée en un format 50x70, encadrée et exposée dans toutes les bibliothèques principales de Wallonie. Une plaquette en a été tirée à 100 exemplaires, le titre de cette exposition, qui est aussi celui du livre, est "PALABRACADABRA" (visible dans les archives au Centre Marius Staquet).

Comme dessinateur, avec la collaboration de l'institution Athena dans les années 1980 et sous la houlette de Ministre André Liénaert, j'ai pu dessiner une bande dessinée dont le titre est "Technoglut et les mystères de la calculette". Elle a été imprimée à 10.000 exemplaires par les éditions Casterman de Tournai et elle était réservée pour la jeunesse.

J'ai pris ma pension en janvier 2007. Le 3 décembre 2008, j'atterris au Chili pour bénéficier de ce joli pays (que j'ai connu lors de deux séjours de vacances en 2003 et 2004) et y vivre en Bordure d'Océan dans la cité balnéaire de Viña del Mar. Adepte de photographie depuis mes 16 ans, j'y ai suivi des cours de perfectionnement pour savoir utiliser des appareils photos plus sophistiqués. L'atelier donné par le professeur André Boubet est donné au sein de l'Alliance Française de Valparaiso-Viña del Mar. Là, j'y rencontre la Déléguée Générale de la fondation de l'Alliance française, Madame Nicole Saffaert qui, après avoir pris connaissance de mon CV, m'a offert d'entrer dans le comité directeur de l'institution de Viña. J'accepte et, au fil du temps, j'en suis devenu le Président.

Me revoilà ainsi replongé dans la Culture et j'ai pu avoir ainsi plusieurs échanges avec la Fédération Wallonie-Bruxelles de Santiago avec, à cette époque, la formidable Madame Anne Lange comme déléguée générale, en poste au Vietnam actuellement. J'ai ainsi pu rencontrer Monsieur le Ministre Rudy Demotte que j'avais déjà eu l'occasion de rencontrer en Belgique auparavant au Centre Culturel Marius Staquet et en d'autres manifestations. J'ai également eu des contacts au travers de foires commerciales avec l'ancien Président de la Chambre de commerce BELGOLUX, représentée par Mad. Andrea Rojas Van dyck et postérieurement avec Messieurs Frederik R.Janssens et Alain Kaczorrowsky ; et à maintes reprises avec l'Ambassadeur Patrick Deveytter et le Consulat belge.

Je suis en permanente relation avec la Consule honoraire de Belgique Madame Ruth Engels de la 5° Région du Chili et autres. Dernièrement, avec deux amis du Rotary Club de Valparaiso, Monsieur Bruno Tascheri et Emilio Cardenas (c'est tout neuf car les papiers notariaux ont été signés le 16 août dernier), nous avons créé LA FONDATION TECHNOLOGIQUE CULTURELLE FRANCOPHONE DU CHILI avec le but express de faire connaître en priorité les technologies de pointe dans tous les domaines de notre Wallonie et des autres pays francophones dans les Universités et Ecoles Techniques.

Le Rotary de Playa Ancha nous a concédé à titre gracieux un édifice fonctionnel à Playa Ancha, en plein centre universitaire  d'où nous pourrons dans très peu de temps donner une vision du savoir-faire Wallon et francophone au Chili et sur les cinq autres Continents. En 2006 et 2007, j’ai reçu respectivement le deuxièmes et premier prix du concours photographique du festival des oiseaux du Chili.

Merci d'avoir pris le temps de lire ce résumé de ma vie et en, même temps, de connaître mes diverses approches avec la Wallonie

.

Robert Alain Cattaux.

Secrétario de la Fundación Technologica Cultural francofonica de Chile.

Presidente de la Corporación Cultural de la Alianza Francesa de Valparaíso-Viña del Mar.

Miembro del Consejo de los inmigrantes de Valparaíso.

Bombero Honorario de la Octava Compañía de los zapadores franco chilenos.

Miembro del Club Rotary "El Almendral" de Valparaiso.