L’expérience Erasmus touche à sa fin28/06/2019

Je me suis décidé de faire une série d’articles sur mon expérience Erasmus en Wallonie. J’en ai déjà fait 3 articles qui concernent plutôt les plans, la préparation et l’arrivée elle-même. Maintenant, comme mon échange est terminé, il faut un article comme conclusion. 

Qu’est-ce que la Wallonie et Liège m’ont apporté ? C’est la question qui nécessite une réponse détaillée. Ayant travaillé pour l'AWEX avant de venir en Wallonie, j’avais déjà une idée de la Région. Par contre, je n'ai pas connu l’esprit de ce pays, et c’est ce qui m’a largement affecté. J’ai pu découvrir l’ouverture et l’esprit amical des wallons, et selon mon expérience, ce peuple - ensemble avec les hollandais et les flamands - est l’un des plus calmes et des plus pacifiques en Europe. C’est tout à fait admirable! Tout comme leur esprit d’organisation et leur orientation client qui a fait de toute la bureaucratie nécessaire un problème facile pour moi. 

De plus, la connectivité de la Wallonie avec son entourage et avec toute l’Europe - non seulement sur le plan physique mais aussi sur le champ intellectuel - est une chose tout à fait respectable. J’ai vu l’existence d’un réseau extensif de mon université (Université de Liège) avec de nombreuses autres universités partout sur le continent, et il ne m’a jamais été aussi facile de voyager à travers des pays occidentaux qu'à partir de la Belgique. Il est clair que c’est en augmentant la connectivité et l’intégration du pays que la Wallonie aura une prospérité encore plus grande. 

Je n'ai qu'une chose à reprocher à Liège et à la Région: la mentalité régionaliste. Même si dans la partie précédente j’ai félicité l’intégration de la Wallonie avec son entourage, l’esprit mondial et cosmopolitain me parait absent des liégeois. Leurs pensées et leur orientation sont très focalisées vers leur propre région et vers leurs intérêts locaux. La perspective globale, ou au moins nationale, n’était pas là ni dans les discussions que j’ai entendues, ni dans les textes wallons que j’ai lus. Alors, si vous suivez le conseil d’un étudiant Erasmus qui a passé cinq mois de sa vie dans la Wallonie, qui a observé et étudié la culture locale, il faut ouvrir l’esprit wallon vers tout le monde et il faut porter le regard un peu plus loin dans la Région. 

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