Après le 22 mars 201605/04/2016

Notre sentiment est de solidarité intense avec nos compatriotes et les victimes des attentats à Bruxelles de ce 22 mars ainsi que leurs proches, mais, aussi avec l'Union européenne. Europe qui fut visée par l'attaque de sa capitale et probablement de son symbole le plus fort. Mais, nous n'oublions pas davantage toutes les victimes du terrorisme de par le monde (aux Etats-Unis du 11 septembre, de Boston, de Londres, de Lahore, du Caire, de Tunis et autres).

Au regard de ce que nous avons vécu au Pérou dans les années 80(*) en matière de terrorisme, nous sommes convaincus que la résilience, la volonté, le courage et la créativité de nos compatriotes et leurs alliés, les fera sortir de cette spirale funeste dont les effets les plus proches, les plus dramatiques se sont concrétisés à Paris et maintenant à Bruxelles. La Belgique et ses alliés ont survécu à deux guerres mondiales, ils sortiront brillament de la guerre contre le terrorisme. Nous ne savons le temps que cela prendra, ni l'ampleur de ce qui pourrait venir. Ce que nous savons par contre c'est que les Belges travaillent de l'intérieur, mais aussi de l'extérieur pour générer les conditions nécesaires afin de résoudre les problématiques auxquelles ils sont confrontés quelle que soit leur ampleur.

Le 22 mars à Lima la Délégation de l'Union européenne et la Colombie célébraient conjointement leur entrée dans un nouvel édifice avec les nouveaux locaux de leurs représentations diplomatiques en présence de nombreux invités.

En raison des événements survenus ce jour, la cérémonie commença par une minute de silence et la présentations des drapeaux de l'Union européenne, de la Colombie et du Pérou ceints de rubans noirs, et des expression d'union, de soutien et de solidarité.

 

Partout dans le monde, des livres de condoléances furent mis à disposition de celles et ceux qui désiraient exprimer leur compassion. Partout dans le monde nous travaillons à générer des conditions extérieures les meilleures possibles pour aider notre pays et nos compatriotes à renforcer encore les liens d'amitié internationaux. Ici au Pérou, nous travaillons à générer un ancrage de plus, une alternative, un lieu où nos compatriotes, des familles mixtes, des Européens mais aussi beaucoup de Péruviens et Péruviennes trouvent accueil favorable et amical pour des bénéfices mutuels dans tous les domaines.

 

Lima est un "hub" sudaméricain, la Belgique est celui de l'Europe et de nombreuses institutions internationales. Les Belges sont partout ou presque. Leur union, entre eux, avec les autres pays européens, comme ici à travers les chambres européennes regroupées dans l'EuroCámaras à Lima, les autres nations, avec les entreprises, institutions et populations locales, génère les leviers qui font leur force.

 

Le 10 avril, au Pérou, ce seront les éléctions destinées à choisir un nouveau Président de la République. Un, voire deux tours, pour désigner qui prendra ses fonctions le 28 juillet et le peuple péruvien devra choisir qui de Mesdames Keiko Fujimori (Fuerza Popular), Veronika Mendoza (Frente Amplio Popularpor Juticia, Vida y Libertad), Messieurs, Alan Garcia (Alianza Popular), Alfredo Barnechean (Acción Popular), Alejandro Toledo (Perú Posible), Antero Flores (Orden), Pedro Pablo Kuczynski (Peruanos por el Cambio), Fernando Olivera (Frente Esperanza), Miguel Hilario (Progresando Perú) et Gregorio Santos (Democracia Directa) conduira le pays durant les cinq prochaines années. La population désignera lors de ces mêmes élections, les Congressistes et les représentants péruviens au Parlement Andin.

Nous nous devons d'accompagner la nouvelle destinée qui se dessine pour ce pays, sachant que nous sommes interdépendants et susceptibles de forger mieux ensemble nos avenirs.

 

Guy O. Vanackeren

 

 

(*) En effet, il y a quelques années nous avons vécu des situations proches au Pérou à Lima. 69.000 morts dus au terrorisme selon les chiffres officiels (voitures bombes, colis piégés, racket, meurtres etc.) dans les années 80 jusqu'en 1992, avec une situation, à cette époque catastrophique pour le pays. Il y eut deux changement de monnaie avec une dévaluation, en deux étapes, d'un milliard de fois (suppression de neufs chiffres sur les billets), des coupures d'eau et d'électricité importantes, fréquentes et longues au point que la ville de Lima s'est retrouvée en une sorte de symphonie en groupes électrogènes majeure.

Malgré des pronostiques de fin du pays, nous y sommes restés et l'avons vu, après une descente aux enfers, remonter, surnager et devenir un exemple régional, même si pas exempt de dérives.

Aujourd'hui, le pays est considéré comme stable avec une monnaie solide, sorti de l'extrême pauvreté avec une croissance soutenue, qui a justifié la signature de traités de libre commerce dont avec l'Union européenne et la suppression de la nécessité de visa pour les séjours courts dans l'espace Schengen.